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Tout vient à point à qui sait attendre.

En période hivernale, la biologie de certaines espèces nous contraint quelques fois à conserver les animaux en captivité alors que leurs phases de soins et de rééducation sont achevées.

En voici quelques exemples :

  • L’aptitude de la chouette effraie à stocker des réserves de graisse est limitée. La recherche d’un nouveau territoire étant très énergivore, celle-ci ne peut être relâchée que lorsque les proies sont abondantes.
  • Le milan noir est une espèce migratoire. Si la rééducation en volière s’achève alors que tous les individus de cette espèce ont atteint leur site d’hivernage, il ne pourra être relâché qu’au printemps.
  • Les hérissons hibernent pendant l’hiver. Tous ceux qui nous sont confiés en automne maintiennent ce comportement en captivité, mais doivent toutefois être assistés épisodiquement par un apport alimentaire. Il est donc nécessaire d’attendre leur réveil.

Les conditions propices étant réunies cette semaine, nous avons pu relâcher deux chouettes effraies, un milan noir et 19 hérissons qui ont patiemment attendu le retour des beaux jours.

Relâcher d’une chouette effraie à l’approche de la tombée de la nuit

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