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Nourrir les oiseaux en hiver ? Oui, mais …

Certaines habitudes ou informations incomplètes voire erronées concernant le nourrissage des oiseaux  sont particulièrement néfastes et même mortelles pour de nombreuses espèces.

Contrairement à leur objectif initial d’assistance aux animaux affaiblis, des personnes bien intentionnées mais souvent très mal conseillées peuvent, à leur insu, causer d’importants dommages à leurs hôtes. Cet acte, à priori anodin qu’est le nourrissage, n’en reste pas moins sans conséquences pour nos amis à plumes  !

Nous allons donc essayer de vous apporter tous les conseils nécessaires et de vous expliquer quels comportements adopter pour que le plaisir de nourrir ne se fasse jamais au détriment de la santé et de l’autonomie de la faune sauvage.

 

Pourquoi le GORNA ?

De nombreux sites internet, dossiers de presse… font l’éloge de cette pratique, sans compter les magasins de plus en plus nombreux à proposer des recettes, mélanges de graines…
Mais comment nous y retrouver parmi cette abondance de produits et d’informations ?

Depuis 30 ans,Activites GORNA (017) [800x600] le GORNA soigne les animaux sauvages en détresse pour les réinsérer dans le milieu naturel, avec d’excellents résultats.

La qualité et le choix d’une alimentation adaptée sont des facteurs déterminants au rétablissement des animaux affaiblis ou blessés. En tant que spécialistes des soins à la faune sauvage, l’équipe du GORNA a voulu partager ses connaissances au niveau de la nutrition, des régimes alimentaires et du comportement animal.

C’est ce savoir-faire qui va permettre de dispenser des conseils adaptés à toutes les situations et toutes les espèces locales. Ces conseils intégreront les aspects biologiques mais également sanitaires.

 

Vous ne trouvez pas de réponse à l’une de vos questions ?

N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 03 88 01 48 00.

 

Est-il vraiment nécessaire de nourrir les oiseaux l’hiver ?

Dans la nature, les animaux font partie d’un écosystème qui se doit de  lutter contre la rudesse de l’hiver. En modifiant ces cycles et cette lutte ancestrale, on provoque sans le savoir des modifications alimentaires, comportementales… qui, à long terme, peuvent porter préjudice à des espèces entières !
Cependant, un petit coup de pouce de notre part peut être le bienvenu lors d’hivers particulièrement rigoureux : un bon nourrissage ne doit donc pas se substituer à la quête naturelle de nourriture mais simplement être un plus, « au cas où »…

Les oiseaux qui ne migrent pas varient leur régime alimentaire en fonction des saisons. Ils ne vont donc pas mourir de faim si on ne les nourrit pas !! En cas de forte pénurie alimentaire, et sans véritable migration, il y des déplacements géographiques de populations d’oiseaux vers des régions plus clémentes.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’hiver est aussi une période très influente sur la sélection naturelle. Les lois de la nature semblent parfois cruelles mais sont très importantes pour le bon maintien de la qualité génétique des reproducteurs.

 

Comment bien nourrir ?

Cette question paraît simple mais il s’agit ici pour nous de pouvoir enfin gommer toutes les idées reçues. En effet, certains aliments sont DANGEREUX pour les oiseaux, voire TOXIQUES, alors qu’ils entrent dans notre consommation quotidienne. N’oublions pas que les animaux n’ont pas le même régime alimentaire que nous et de ce fait, pas la même tolérance vis-à-vis de certaines catégories d’aliments.

Une bonne alimentation est avant tout composée d’aliments naturels, que les oiseaux pourraient se procurer dans leur environnement en temps normal mais, qui, en raison de la période hivernale ou d’un mauvais temps persistant, se trouvent alors en quantité insuffisante pour répondre à leurs besoins.

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a. Aliments à proscrire absolument :

toxiquedu pain et des viennoiseries
• tout aliment salé, les restes de table
du lait
du chocolat
des produits déshydratés (pulpe de noix de coco sèche…)

 

b. Aliments recommandés :

des graines : tournesols (choisissez les noires et non pas les noires et blanches destinées à l’alimentation humaine moins riches en matières grasses), millet, blé, maïs concassé (choisissez des graines de qualité, n’ayant pas subi de traitement aux pesticides)
• Noisettes et noix concassés
de la graisse comme le suif
des insectes ou de la pâtée insectivore
• des fruits (pommes, poires)
• des coquilles d’œufs finement broyées
de l’eau, à renouveler tout les jours

Rien ne fournit plus facilement et plus efficacement de la nourriture que l’environnement naturel. Quand cela est possible, on peut :

•Planter des arbustes à baies et des plantes vivaces qui fournissent de la nourriture
•Laisser des tas de broussailles dans lesquels se cacheront des insectes, réserve bien appréciée par de nombreux animaux. Ils fournissent également un abri pour une grande diversité d’espèces.
•Les arbres à feuilles caduques (chênes, ..) et les conifères donneront, eux aussi, de la nourriture et un abri.

 

La mangeoire doit être située toujours à la même place pour que les oiseaux réduisent les dépenses énergétiques liées à la recherche de la pitance journalière.

 

Quelles sont les précautions sanitaires ?

Nettoyer et désinfecter (avec un peu de javel) la mangeoire au minimum une fois par semaine pour éviter tout risque de maladie transmissible par les fientes. De plus, ne pas donner en abondance car l’accumulation de nourriture entraine le développement de champignons et de moisissures.
Eviter l’accumulation d’humidité au niveau de la mangeoire. L’humidité facilite le développement des moisissures et propage plus facilement les maladies.

 

Il convient de privilégier la qualité à la quantité !!!

Cesser immédiatement tout nourrissage si des oiseaux malades sont observés, ainsi qu’une mortalité anormale. Dans ce cas, désinfecter les mangeoires et détruire les graines qu’elles contiennent.

Attention : disposer de la nourriture au sol fragilise les oiseaux. En plus du risque de maladies (via l’urine des rongeurs attirés par les graines), ceci les expose à la prédation. Un chat ou un oiseau ornithophage aura plus de facilité pour les attaquer si les oiseaux sont au sol !

 

Quand les nourrir ?

Le nourrissage ne doit être qu’un coup de pouce. Il est donc important de ne nourrir que lorsque les conditions climatiques sont rudes et empêchent les animaux de s’alimenter correctement. Où si le mauvais temps persiste pendant plusieurs jours. Une fois la distribution commencée, il est important de ne pas l’interrompre avant la fin de la période difficile.

Afin de les aider à surmonter la rigueur des nuits froides, un nourrissage matinal est le bienvenu. Rien ne sert de remplir les mangeoires le soir, ce qui d’ailleurs fait geler les graines par grand froid. Dénaturées, elles sont alors moins riches et l’apport énergétique qu’elles devaient fournir aux oiseaux s’en retrouve très faible.

La période préconisée est de la mi-novembre à la mi-février. Toutefois elle peut être prolongée en cas d’abondantes pluies ou des chutes brutales de température pendant plusieurs jours d’affilée.
Supprimez progressivement ce ravitaillement à l’approche du printemps, ce qui coïncide avec le début de la saison de reproduction (d’avril à septembre). La nourriture que les parents trouvent eux-mêmes dans la nature est redevenue abondante et bien meilleure pour les oisillons.

 

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